Les centres de santé,  les oubliés de la nouvelle convention ?

Il y a un mois, la nouvelle convention dentaire a été publiée au journal officiel. Dès le titre, elle fait l’impasse sur les centres de santé, et on peut le regretter. Car s’ils sont certes déjà tenus de pratiquer les tarifs de la « Sécurité sociale », ils concourent également à favoriser l’accès aux soins sur un grand nombre de territoires.

Cette convention met fin à la menace que faisait peser le règlement arbitral imposé par Marisol Touraine, précédente ministre à la Santé. Elle comporte des points positifs tels que la revalorisation d’un certain nombre d’actes de soins et de chirurgie et intègre la pratique du MEOPA, la sédation ambulatoire.

Cependant, ces revalorisations sont insuffisantes au regard du coût réel des soins, la prise en charge par l’assurance maladie de la sédation au MEOPA est beaucoup trop restreinte. Le remboursement de la pose d’implants dentaires reste limité à deux situations et ne tient pas compte de leur apport incontestable dans le traitement de certains types d’édentations.

La nouvelle convention propose de développer la prévention individuelle dans les cabinets dentaires et là encore, c’est une bonne chose. Mais quid de la prévention bucco-dentaire reposant sur des données épidémiologiques nationales établies à partir des différents territoires ? A quand un programme national de prévention bucco-dentaire qui donnerait toute sa dimension de santé publique à la profession.

En marge de ces négociations, le gouvernement actuel a introduit un volet phare de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron : le reste à charge zéro pour les prothèses dentaires.

Sujet brûlant ! A suivre….

Le SNCDCS est porteur de ces projets de santé publique buccodentaire. Il défend le concept de centres de santé polyvalents répondant aux besoins de santé d’un territoire. Ces centres favorisent l’accès aux soins de l’ensemble de la population et la prise en charge globale de la santé quelle que soit la situation économique et sociale des individus.